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Affichage des articles du juin, 2013

Point d'étape et fin d'année...

Mes sentiments sont confus en cette veille de vacances. J'ai l'esprit occupé bien entendu par la fin d'année scolaire, avec son lot de tâches "à boucler"... Entre les élèves, la direction de l'école, quelques réunions encore, la dernière main à mettre dans quelques paperasses, la préparation déjà de la rentrée de septembre, ce n'est plus une "dernière ligne droite" car il y a trop de virages serrés à prendre. J'ai l'esprit embrumé, le corps fatigué, la chance aussi heureusement d'avoir maintenant une longue expérience qui me permet de bien planifier mon temps sans gaspiller une énergie qui à mon âge fait parfois défaut.
Mes sentiments sont confus car je ne sais plus trop quoi penser de ce qui nous attend, directrices et directeurs d'école, au premier trimestre de la prochaine année scolaire. Je veux tenter de faire un point d'étape, mais ce n'est pas simple tant les annonces ministérielles se succèdent rapidement, comme …

La rentrée sera lourde...

Le GDiD a été reçu au ministère de l’Éducation nationale jeudi dernier. En cette fin d'année qui pour chacun d'entre nous, directrices et directeurs d'école, est synonyme de tâches multiples et simultanées, on ne peut décemment reprocher aux bénévoles de l'association de ne pas immédiatement communiquer sur le sujet, car j'imagine que tout autant que moi ils ont la tête dans... euh... dans ce que vous voulez (cirage, semoule, purée -ou pire-). D'autant qu'il est décent et raisonnable de ne pas couper l'herbe sous le pied du ministère, qui ne se réjouirait certainement pas de voir étalées au grand jour des propositions ou pistes de travail qui devront pour la plupart être discutées avec les syndicats en septembre lors de "l'agenda social". Soyons sérieux.
J'imagine tout de même que le GDiD ne va pas tarder à nous faire parvenir quelques informations, avant les vacances j'entends. Informations qui seront lourdes de conséquences pour…

Harcèlement...

Quand on est un directeur d'école un peu impliqué dans la vie publique et citoyenne, lorsqu'on s'intéresse à tenter de changer les conditions de travail de sa branche professionnelle, lorsque comme moi on s'essaye à dénoncer une organisation aussi absurde que celle de l’Éducation nationale, on se retrouve souvent face à des questions et des problèmes dont on se rend rapidement compte qu'ils sont plus courants qu'ils n'y paraissent. Il faut dire que les services de l’État en général, comme les entreprises de services publics ou assimilées, font depuis des décennies du silence une des conditions premières de leur fonctionnement, sous prétexte d' "obligation de réserve" ou de "discrétion professionnelle". On ne dit rien, c'est le black-out total, c'est l' "omerta" permanente institutionnalisée.
Rappelons pour mémoire que la notion d' "obligation de réserve" n'existe pas dans les textes législatif…

On ze go...

Les discussions sur la direction d'école ont -enfin- commencé. Il s'agit bien de discussions, les négociations sont évidemment réservées aux organisations syndicales qui ont légalement le mandat pour le faire. Le GDiD a donc, comme seule association de directeurs d'école publique à envergure nationale, toute légitimité pour être écouté par le ministre et son cabinet. Ce sera le cas le jeudi 20 juin, alors qu'il avait déjà été convié à discuter à la DGESCO en préliminaire.
Mais je réitère mon interrogation du billet précédent: si le GDiD sera écouté, sera-t-il pour autant entendu?
Dans cette affaire, qui concerne directement toutes les directrices et tous les directeurs des écoles publiques de France, les intérêts et revendications sont divergents. Déjà les syndicats qui sont allés au ministère tentent de tirer la couverture à eux. C'est normal de la part du SE, qui a fait beaucoup pour que ces entretiens débutent rapidement. Cela l'est moins de la part du SNUi…

Le dirlo est surbooké...

Ce blog est pour moi un acte militant. Si je me donne la peine d'écrire et d'y poster avec la plus grande régularité possible des billets sur les divers aspects de nos métiers de directeurs d'école, c'est parce que, je l'ai déjà maintes fois écrit, je ne veux pas que perdure la situation absurde dans laquelle nous nous trouvons: décideurs sans pouvoir de décision, organisateurs sans moyens, au service de tout et de tous sans en récolter les fruits.
Je fais de temps en temps un petit tour sur les forums Enseignants du primaire, forums que je trouve particulièrement pratiques pour les "jeunes" directeurs d'école qui peuvent y poser questions diverses et états d'âmes, et généralement reçoivent rapidement une ou plusieurs réponses. Ce qui est frappant à chaque période du mouvement, c'est la façon dont plusieurs viennent exposer leur dilemme: dois-je demander une direction d'école? Pour beaucoup d'entre eux la question du métier de directe…

Discussions...

M. le Ministre de l’Éducation nationale met en place dans la semaine du 17 juin un "groupe de travail" sur "les missions des directeurs d’école" -ce sont ses propres termes-, avec "les organisations syndicales représentatives ".
Quelle est la réelle signification des termes employés par le ministre, et quelles sont leurs incidences?
Un groupe de travail a déjà été créé au sein de la DGESCO, qui travaille depuis plusieurs mois sur la question. Je pense que la question de la direction d'école y a été épluchée en long et en travers, M. Delahaye étant un homme sérieux. Ceci signifie que le ministre ne partira pas sans billes, même s'il n'a pas forcément de grands moyens financiers à sa disposition.
La formulation du ministre n'est pas exclusive, y faire participer les "organisations syndicales représentatives" ne signifie pas qu'elles seront seules à faire partie du groupe de travail, car il s'agit bien de discussions, et no…

Voilà comme ça coasse dans le marigot...

Il nous faut bien l'avouer, à notre grand dam, une grande partie des représentants du personnel de l’Éducation nationale ne se plait à vivre que dans un marigot pestilentiel d'idées surannées et de parti-pris nauséabonds. Monstres hybrides issus des derniers soubresauts d'un communisme qui n'en finit pas d'agoniser, certains de ces syndicats se complaisent à patauger dans les boues puantes, et y prospèrent.
Les prochaines élections professionnelles auront lieu en 2014. On va bien rigoler.
Parmi ces bestiaux peu ragoutants, nous pouvons citer pour mémoire quelques bestioles à l'audience aussi réduite que leurs haillons sentent le graillon, mais qui tout de même en s'égosillant parviennent parfois à capter l'attention de quelque malheureux passant égaré dans ces landes perverses, et qui ne sait pas dans quel bourbier infâme il va tomber: - l' "unsencégété" (ah le sale parasite!), issu comme son nom l'indique des égarés syndicaux thurifé…

C'est clair...

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Un train en marche...

Après douze longues années d'efforts bénévoles mais constants, le GDiD a fini par gagner la "bataille des idées", comme on dit, même si je déteste les métaphores guerrières qui me rappellent fâcheusement le vocabulaire restreint des syndicats qui ne savent causer qu'en termes de "lutte" et autre "combat".
Le GDiD exprime depuis douze ans que la direction d'école s'enlise dans une voie sans issue. Sans autonomie, sans existence, sans reconnaissance, le directeur d'école publique français n'a aucun moyen d'adapter le projet de son école aux besoins réels de ses élèves. On en voit le résultat, pire d'année en année, depuis trois lustres.
Au cours des ans, nombreux sont ceux qui ont soutenu le GDiD et ses revendications, et persistent à le faire tant l'évidence qui s'est imposée à eux de la justesse de la cause ne peut être reniée une fois qu'on l'a admise. Les directeurs d'école, d'abord, de plus en pl…

EVS: calcul rapide...

Pour compléter le billet précédent, j'ai calculé rapidement ce que coûtaient 12000 postes d'EVS. Un EVS coûte, j'arrondis, 1000 € par mois -et il n'y a pas de quoi être fier de payer un EVS 600 €, je n'arrive pas à comprendre pourquoi les syndicats courent après ces pseudo-emplois-. Pour 12000 postes, cela représente à peu près 150 millions par an.
Ces 150 millions représentent, si on prend le salaire moyen actuel d'un professeur des écoles en France, 4000 postes d'enseignants! 4000 postes, ce sont chaque semaine 36000 demi-journées de décharge qui ne sont pas attribuées aux directeurs d'école.
Il y a approximativement, si on ne tient pas compte des classes uniques en voie de disparition, 13500 directions d'école sans aucune décharge dans notre pays. On pourrait allègrement avec 4000 postes d'enseignants décharger tous ces directeurs d'école une journée par semaine, et il resterait 9000 demi-journées de décharge qu'il serait loisible de…

EVS: attention danger !

Le syndicat SE-Unsa vient donc de poser une "alerte sociale", préalable légal à tout appel à la grève, sur la question cruciale pour l'école de la République des directeurs d'école, dont je décris assez ici à longueur de billet la situation absurde et la profonde lassitude pour m'appesantir encore une fois dessus. L'abandon dans lequel nous laisse l’État depuis des lustres augure mal de la réelle volonté des gouvernements qui se succèdent dans ce pays de sauvegarder notre école publique, dont pourtant plusieurs rapports récents rapportent -contrairement aux idées reçues et propagées- l'efficience face à l'école privée.
Je précise que je considère pour ma part l'école privée comme un maillon indispensable de la chaîne de liberté qui unit la Nation. Il ne s'agit pas pour moi de m'en faire le chantre, mais bien de reconnaître le rôle important qu'elle joue en France. Ce qui n'interdit pas non plus d'admettre que notre école prima…

Trois dangers qui guettent le marin...

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Pour compléter mon billet précédent, voici la description de trois des principaux dangers qui guettent le marin, en dehors de ceux inhérents à la navigation -écueils, bancs de sable, tempêtes...-, et quelques conseils sommaires pour tenter de les éviter.
1) Les sirènes:

Les sirènes sont des créatures funestes, mais en les connaissant mieux vous saurez en éviter les charmes vénéneux. Leurs noms sont connus: elles s'appellent Snuipp, Cégété, Efo, Sud, pour les plus dangereuses. D'autres sirènes sont moins perverses, voire bienveillantes. Mais les quatre que j'ai nommées sont à éviter comme la peste! Les sirènes susurrent des chants langoureux en s'accompagnant de la lyre ou du pipeau, et subjuguent les matelots qui se croient alors plus compétents que leur capitaine, et tentent alors souvent de prendre la barre, quitte à amener le navire droit sur le premier écueil pour l'y échouer. Certains marins qui gardent le chant des sirènes en mémoire peuvent tenter d'ent…

Ô mon batôôô, oh oh oh !

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Souvent des images rigolotes viennent à mon esprit. Ce matin le directeur d'école que je suis s'imaginait naviguant sur les flots à la barre de son bateau, tentant d'amener à bon port ses passagers...
Je ne me leurre pas, avec ma petite école maternelle je reste capitaine d'un caboteur! Je n'ai pas choisi la navigation hauturière, et si j'aperçois au loin des paquebots -plus ou moins reluisants- qui croisent en haute mer vers des destinations lointaines et exotiques, mon choix s'est porté sur la navigation côtière. D'autre part, mon caboteur est de petite taille, je ne transporte que soixante passagers, et mon équipage est réduit. Toutefois mon bateau a bonne réputation, il est repeint de frais, et n'a jamais connu d'avarie. Je suis un capitaine estimé, mes passagers me font pleinement confiance, j'ai le soutien inconditionnel de la capitainerie, et j'ai toujours réussi mes traversées.
Cependant il faut avouer que la navigation est de p…