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Affichage des articles du décembre, 2013

Réflexions d'hiver...

Ce blog profite aujourd'hui d'un nouveau costume, plus sobre, et je l'espère plus lisible. Peut-être avec l'idée que la nouvelle année qui se profile sera celle des directeurs d'école. Je l'ai écrit, je ne crois plus au père Noël, mais les premiers changements annoncés par M. Peillon sont à mes yeux suffisamment et subtilement importants pour que l'avenir se présente sous de meilleurs auspices: la porte est ouverte, engouffrons-nous y! C'est notre seul espoir d'obtenir dans quelques années définitivement un statut particulier et ce qui s'y attache en termes de moyens pour accomplir sereinement notre mission.
Avant de passer en 2014, je profite de ces vacances pour tenter de me reposer, mais je continue mes lectures quotidiennes quant à notre double mission, celle d'enseignement et celle de direction d'école. C'est fou ce que je regrette parfois d'avoir les yeux en face des trous quand je lis certaines choses, articles de presse,…

A la tienne, Jacques.

Je te souhaite de bonnes fêtes, Jacques Risso. Même si -j'imagine- tu en as lourd sur le cœur, que cela ne t'empêche pas de fêter Noël et la nouvelle année avec ceux qui t'aiment et que tu aimes. Je pensais que peut-être la raison aurait pris le dessus dans notre administration aveugle, mais manifestement son humanité ne dépasse pas les besoins du fonctionnement bureaucratique.
Cette histoire lamentable m'abasourdit encore. Quatre mois que je n'arrive pas à comprendre pourquoi on t'a suspendu de tes missions d'enseignement et de direction. Cette horreur de "principe de précaution" s'exerce avec raison lorsqu'une personne présente un danger imminent ou latent pour ses élèves... Mais toi? Tu représentais donc un tel danger? Quand je reprends depuis la début de fil de ce qui t'est arrivé, je ne vois qu'une prétendue affaire de harcèlement qui n'est clairement qu'une foutaise, un dossier tellement vide qu'il me donne une i…

Le temps des fantasmes...

La période qui précède immédiatement Noël a toujours été un moment difficile pour les enseignants du primaire, qui sont aussi fatigués que leurs élèves. Ils ont l'impression de piétiner dans leur enseignement, broient du noir, perçoivent tout du mauvais côté de la lorgnette... Bref, arriver aux vacances de Noël est chaque fois une délivrance.
Cette année ne déroge pas à la règle. Je le vois bien dans les commentaires qui partout fleurissent suite aux décisions prises par le ministre de l’Éducation nationale quant à la direction d'école.
D'un côté nous avons ceux qui peut-être s'illusionnaient en imaginant un statut juridique de directeur d'école leur être servi sur un plateau. De l'autre ceux qui conservaient une vision claire de ce que ce gouvernement pouvait nous proposer mais ne comprennent rien aux décisions prises. Tous s'estiment bien à tort déçus ou lésés.
Je ne réitérerai pas le discours de mon précédent billet, mais je peux le résumer: les moyens …

Le temps des questions...

Après les annonces faites jeudi par M. Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, je sens de nombreux collègues directeurs désorientés, et qui ne savent quoi penser. Faut-il se réjouir? Faut-il se lamenter? Les syndicats communiquent peu, et semblent également pour certains ne pas savoir sur quel pied danser. Je vais essayer de clarifier tout ça.
Le GDiD a fort intelligemment il y a quelques années voulu séparer ce qu'il appelle "l'être" de "l'avoir". En gros, l'idée était que la reconnaissance institutionnelle devait et ne pouvait que précéder la reconnaissance en terme de moyens. C'était puissamment raisonné. Et c'est également ce qu'a voulu faire le ministre dans ses propositions, en cette période budgétairement difficile. Je n'aborderai pas ici la question de la façon de faire des économie structurelles, ce n'est pas le propos de ce billet et j'ai déjà abondamment donné la solution.
M. Peillon crée donc un Grade…

Direction d'école: la nouvelle donne...

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Attention! Ici le nouveau tableau au 6 juillet 2014...
Le Ministre de l’Éducation nationale donnera demain jeudi 12 décembre les premières conclusions des négociations qui ont débuté le mois dernier, et qui concernent en particulier les directeurs des écoles publiques françaises.
Si on abstrait la création éventuelle d'un GRAF, ou Grade à accès fonctionnel, dont on ne connait pas les détails (échelle de rémunération, responsabilités, conditions d'entrée, etc) mais qui est une claire reconnaissance du métier spécifique de directeur d'école, la donne change néanmoins en ce qui concerne le régime indemnitaire ou de charge d'enseignement. Je vais être clair: ça change très peu, si peu d'ailleurs que je ne vois pas vraiment en quoi ces "évolutions" minimes vont amener notre charge de travail et notre rémunération au niveau de ce que pratiquent d'autres nations.
J'ai tout de même préféré rectifier et mettre à jour, ou plutôt refaire et compléter, le tab…

Le tango du SNUipp...

Combien de temps encore subsistera le SNUipp tel que nous le connaissons aujourd'hui? Né en 1992 du défunt SNI-pegc, fruit d'une scission avec ce qui deviendra le SE-Unsa, le SNUipp regroupe depuis cette époque deux courants antagonistes, UA (Unité et Action) et EE (École Émancipée). Le mariage de la carpe et du lapin, en somme. Mais aujourd'hui ça va mal!
Nous nous en doutions, évidemment. Depuis de nombreux mois nous observions de la part du SNUipp un tango chaloupé de grande tenue: un pas en avant, un pas en arrière, une volte-face... Nous attendons désormais de la part du meneur le baiser de la mort qui mettra fin à la danse.
Car le SNUipp est en perte de vitesse. Les adhérents fuient à grande allure ce syndicat incapable de choisir une ligne de conduite stable et qui louvoie sans détermination entre les idées réformistes et le jusqu’au-boutisme des centrales d'extrême-gauche. Bref, le SNUipp ne sait plus où il en est. Si cela vous intéresse, un excellent article

C’est un peu court, jeune homme !

"Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme." Cyrano de Bergerac
Monsieur le Ministre, ce sont les mots d'Edmond Rostand qui me vont venus spontanément à l'esprit lorsque j'ai parcouru votre prose récente sur l'école maternelle. Je vous avoue avoir lu ce texte d'un œil distrait tant j'en attendais peu... mais quand même! J'ai longtemps hésité après lecture: devais-je en rire ou en pleurer? Après toutes ces années passées à trimer en maternelle, entendre ce genre de discours me semble à la limite de l'offense. Car en somme que nous demandez-vous? D'être attentifs à nos élèves et de veiller à leur bien-être scolaire.... bref de faire notre métier. Ce que je fais quotidiennement, six heures par jour et quatre jours par semaine en dépit de mon titre ronflant de "directeur d'école" qui ne signifie pas grand chose tant il n'est pas reconnu par votre propre ministère. Oh, …

Et Jacques, alors ?

Avec tous les présents soubresauts de l’Éducation nationale et les négociations qui me concernent au premier chef, comme professeur des écoles et directeur d'école, il ne faudrait tout de même pas oublier certaines choses plus importantes que d'autres. Un collègue du Vaucluse, ce cher Jacques Risso qui avec ses petits dessins a égayé beaucoup de mes longues veillées à préparer ma classe du lendemain, est toujours suspendu de son poste de directeur d'école, comme de sa fonction d'enseignement, depuis la fin août. Plus de trois mois d'un procès à charge qui n'en finit pas, plus de trois mois d'un salmigondis indigeste qui empêche un collègue, un ami, de faire son travail. Plus de trois mois de tergiversations, de racontars, de rumeurs, de pièces à charge qui disparaissent et réapparaissent au gré du vent. Plus de trois mois de méchanceté et de bêtise qui bouffent un honnête homme qu'une administration aveugle a voulu étouffer. Il serait peut être temps d…

PISA quatre fromages...

La grande tambouille française prend ses aises dans les médias. PISA par ci, PISA par là... Tout le monde s'est bien excité en amont sur les prévisibles résultats de l'enquête "Programme for International Student Assessment", le PISAiolo en chef Vincent Peillon déminant avec dextérité le terrain avant l'assaut des cuisines par les politiques; tout le monde en aval s'excite dessus en y allant de son commentaire le plus idiot, l'ancien PISAiolo en chef Luc-Marie Chatel dégoisant avec une mauvaise foi confondante... et demain on passera à autre chose, peut-être pas les rythmes scolaires qui commencent à lasser le pékin, mais je fais confiance aux médias pour nous dénicher un bon salmigondis franco-français, entre deux chocolats et trois bouchées de foie gras.
Si on peut tirer quelque enseignement de ce comparatif de l'OCDE, c'est que pour y avoir de bons résultats il est préférable d'être une petite nation -même minuscule, le Liechtenstein est e…

Allez, on adhère, bordel!

Le GDiD a de la force parce que nous sommes nombreux. Plus nous serons, plus nous serons forts! Adhérez, ré-adhérez, vérifiez que vous êtes bien adhérent! Le GDiD a bseoin de sous pour rembourser les bénévoles du bureau qui se déplacent beaucoup sur Paris en ce moment, et pour gérer ses différents sites. Allez, bon sang, 20 € ce n'est pas la mer à boire! Et ça peut rapporter beaucoup: aujourd'hui un grade à accès fonctionnel (oui, c'est grâce au GDiD), demain... CLIQUEZ!
PS: s'cusez le gros mot du titre de ce billet, c'était juste pour attirer votre attention.

Le jour des clowns!

Ce n'est qu'un petit billet que je vous fais aujourd'hui, mais je tiens à vous faire connaître ce qui vient d'illuminer ma journée en déclenchant ce matin chez moi une crise d'hilarité. Aaaah que ça fait du bien de se marrer!
Ouvrant le courrier électronique de mon école -oui, un dimanche, on ne se refait pas-, j'ai découvert d'abord avec stupéfaction puis avec un bonheur grandissant un envoi du SNUipp. Cela fait longtemps que la communication de cette centrale syndicale suscite chez moi des joies ineffables, et le courriel de ce matin ne faillit pas à la règle. Je vous cite son exergue:
"Les premières discussions avaient débouché sur des propositions bien insuffisantes. Le SNUipp-FSU l’avait fait fermement savoir. C’est notamment la grève du 5 décembre, lancée par le SNUipp-FSU, qui oblige aujourd’hui le ministère à faire de nouvelles propositions notamment sur la direction d’école."
Le SNUipp, totalement dépassé par des négociations sur la direc…