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Affichage des articles du septembre, 2015

Raaaah...

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Le principe de l'emmerdement maximum...

Chaque enseignant du primaire sait que la rentrée des classes n'est pas un moment facile. Selon l'âge des élèves cette rentrée peut durer de longues, très longues semaines, jusqu'à ce que les enfants soient redevenus élèves (attention, concentration, connaissance des règles de vie, etc) et "à notre pogne", c'est à dire connaissent et comprennent nos méthodes de travail. C'est une période dure, exigeante pour l'enseignant, épuisante, et plus encore depuis que le mercredi n'est plus un moment de pause dans la semaine qui permette de légèrement se ressourcer.
C'est ainsi qu'à peine deux ou trois semaines après la rentrée les enseignants du primaire ont l'impression d'être au boulot depuis trois, mois, s'endorment sur le canapé en arrivant chez eux, et s'effondrent le mercredi après-midi lorsque leurs propres enfants ne les obligent pas à faire le "taxi" pour diverses activités extra-scolaires...
C'est mon cas bi…

Point de non-retour... ?

Je crois que ça y est, je suis au bout, c'est fini, je n'en peux plus, j'abdique.
Avoir des problèmes avec les élèves, quand on a sa classe à plein temps, c'est attendu. Cela peut devenir insupportable, mais c'est attendu.
Avoir des problèmes avec ses adjoints aussi. On le devance, on le prévoit.
Avoir des problèmes avec les familles, c'est prévisible aussi. On atténue, on lénifie, on explique, on compatit...
Avoir des problèmes avec son administration, on le prévoit. On sait que TOUT ce qui nous tombera du dessus sera merdique, idiot, mal foutu , branlant. On le sait, on l'imagine. On tend le dos pour passer sur la crête des vagues.
Mais avoir tout en même temps. A fond. A mort.
Je craque, je n'en peux plus. Ras le bol, plein le cul.
Je lâche. J'abdique.
Ma démission est au bout de l'année. Ce sera un point du prochain Conseil d'école, afin que personne ne soit pris au dépourvu. Et advienne que pourra, après moi le déluge.

Je laisse un poi…

Être dirlo, des fois c'est bien, des fois c'est pas bien...

Être dirlo, des fois c'est bien, des fois c'est pas bien.
C'est bien quand après dix jours d'école vous entrez intempestivement dans la classe des Petits pour donner une info à la maîtresse et que tous les enfants vous font un grand sourire en vous disant "Bonjou'!" et en vous appelant par votre prénom...
Être directeur d'école, ce n'est pas bien quand à 7h30 vous ouvrez votre programme de courrier électronique et que vous découvrez une avalanche de courriels administratifs avec chacun trois tonnes de pièces jointes (il parait que la "simplification administrative" est en route -si si! mais ils ne doivent pas être au courant dans mon académie-)...
C'est bien quand les familles que vous croisez à l'accueil viennent vous serrer la main manifestement avec plaisir, vous demander des nouvelles de votre santé, ou vous embrasser lorsqu'il s'agit de jeunes mamans que vous connaissez depuis longtemps -voire que vous eu en classe …

Quand l'idiotie n'a pas de limite...

Un coup de gueule, là... Une "information" est relayée un peu partout -médias, réseaux sociaux...- quant à une commune du Pas-de-Calais qui mettrait à l'amende, au sens propre du terme, les parents qui viendraient chercher leur enfant à l'école en retard. Cette "information" est répandue sans aucune critique ni aucun recul. J'en suis profondément choqué, autant par l'ineptie de la chose que par la complaisance des médias.
S'il est courant effectivement que certaines familles négligent leur devoirs familiaux, je suis effaré qu'une municipalité s'arroge le droit de verbaliser des familles pour une telle raison. Le Maire, très fier, explique dans les journaux que la sanction éventuelle a été inscrite dans le règlement des écoles, règlement que les parents signent à la rentrée.
Pour autant, signature ne vaut pas acceptation d'une mesure que pour ma part j'estime totalement illégale. Effectivement, si les enfants qui fréquentent l…

Tu parles, Charles...

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Bon, ça, c'est fait...
Quoi? Ben la rentrée, tiens!
C'est une plaie, ce truc. J'avais une copine, retraitée depuis belle lurette, qui disait chaque année: "La rentrée est faite? L'année est finie!" Il y a un peu de ça, il faut l'avouer. Je suis arrivé sur les rotules à la fermeture des portes en juillet, et une semaine après les hypermarchés autour de chez moi installaient les cartables dans les rayons... Pour décrocher, on fait mieux. Mais je me suis bien reposé cet été. Vous me direz, l'état dans lequel j'étais ne me laissait pas vraiment le choix. J'accuse sérieusement le poids des années, je sens dans tous mes os les cinquante-cinq ans qui approchent et étant entré dans la carrière à dix-huit ans je comprends mieux pourquoi les instits pouvaient il y a encore deux lustres prendre leur retraite à cet âge. Je suis usé, six semaines de tranquillité l'été ne sont pas de trop. D'autant que les soucis physiques et familiaux s'accumu…